Little sister

Titre : Little sister

Auteur : Benoît Séverac

Maison d’édition : Syros

Note : 8.5/10

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Résumé :

Du haut de ses seize ans, Lena fait preuve d’une assurance étonnante. Pourtant sa vie est loin d’être simple. Lena Rodriguez, c’était son nom avant. Sa nouvelle identité, elle ne peut la révéler à personne… Lena a convaincu ses parents de la laisser partir seule quelques jours à Cadaquès, chez son oncle et sa tante catalans. Elle ne leur a pas tout dit. Là-bas, elle a rendez-vous avec Ivan, son grand frère que personne n’a vu depuis quatre ans… depuis qu’il est parti, sans explication, faire le djihad en Syrie.

Critique :

J’ai adoré ce livre. Je l’ai choisi pour deux raisons : j’ai lu la chronique de ce livre qui m’avait beaucoup donné envie et j’avais besoin d’un livre qui traite de l’actualité pour un des points de mon challenge 2016. j’ai lu ce roman pile au bon moment : une semaine après les attentats de Bruxelles. Je n’aurai pas pu trouver un meilleur roman d’actualité.

Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est le fait qu’on ait le point de vue de la famille, des proches d’un jeune homme qui est parti en Syrie. On entend beaucoup parler de ces jeunes qui décident de devenir djihadiste. On ne comprend pas leurs motivations, le changement radical vers l’extrémisme. On ne comprend pas la violence qui les anime tout à coup. On accuse le manque d’éducation. On accuse l’environnement familial. Mais quand l’environnement est sain et que l’éducation est présente, pourquoi certains décident de partir ? Si nous, personnes extérieures nous ne comprenons pas, pour la famille, c’est pire. Bien pire. Ils sont pointés du doigt, jugés, tourmentés. Ils n’ont aucune réponse.

C’est le cas de Lena, petite sœur d’Ivan qui, un jour en 2012, découvre sur le site de Daech son frère en compagnie d’un autre jeune et de la tête décapitée d’un journaliste français. 4 ans plus tard, 4 ans sans nouvelle de son frère, Lena se pose encore des questions quand tout à coup, son frère refait surface. Son frère qui demande à la voir. Que lui veut-il? Veut-il se repentir et revenir au sein de la famille ? Regrette-t-il ? A-t-il été forcé par une quelconque personne pour faire toutes ces abominations ?

Ce roman est dur. On est confronté à la réalité qu’on essaye de ne plus voir. On est confronté à ces personnes qui, au nom d’un dieu, tuent, menacent, exterminent, blessent et détruisent les gens. Ces gens, ces terroristes qui nous blessent petit à petit et qui, planqués sous le mot « religion », sous le mot « islam », se permettent de nous diviser en nous faisant peur.

Ces gens n’ont rien à voir avec des musulmans. Ces gens n’ont rien à voir avec la belle religion qui est l’islam. Ces gens n’ont rien à voir avec des êtres humains. Ils ont décidé de tuer au nom d’Allah, mais jamais dans le Coran il n’est indiqué que le meurtre, et surtout pas le meurtre en masse, était autorisé voire toléré. Ces terroristes qui, sous Hitler, auraient été des collabos et auraient revendiqué leurs actes pour purifier une race. On en est là dans notre histoire. Tout se répète. Et le pire, c’est que des personnes comme Marine Lepen et toute sa clique se permettent  de tirer leur épingle du jeu en nous faisant peur. « Les étrangers, ceux qui n’ont pas la nationalité française, ces terroristes, toutes ces personnes qui font que le pays n’est plus en sécurité ».

Pauvre conne. Tant que des gens comme elle se permettront de nous diviser, on ne pourra pas faire face à ces déchets humains. Les premières victimes de ces attentats sont ceux qui pratiquent la religion de l’Islam, ceux qui prient, qui vouent un culte a Allah, ceux qui pratiquent le ramadan, ceux qui sont en tenue pour aller à la mosquée.

Là d’où je viens, j’entends l’appel à la prière de ma chambre. Là d’où je viens, je sais quand commence et se termine le ramadan. Je sais quand se fait la prière. Je connais les traditions, les pèlerinages. J’ai visité la mosquée de ma ville. On m’a accueillie les bras ouverts. Les gens étaient désireux de partager leur religion, leurs traditions, leur vie.

En CM1, le carnaval tombait en même temps que le ramadan, toute la classe a décidé de s’habiller comme les musulmans qui partent à la mosquée. Non pas pour se moquer, non pas pour se déguiser mais pour leur rendre hommage. Pour soutenir cet enfant qui, dans ma classe, pratiquait le ramadan malgré les heures de goûter, malgré le fait qu’il doive rester à la cantine le midi, nous regardant manger sans pourtant jamais mettre en cause sa foi.

Je viens d’une île où la tolérance est reine. Je viens d’une île où le terrorisme fait peur. Je viens d’une île où j’ai appris le courage. J’ai peur, mais je ne me laisserai pas abattre. J’ai peur mais je ne critiquerai jamais ces personnes pacifistes qui souffrent chaque jour de voir des connards se faire exploser.

Aujourd’hui je pleure ces victimes dans le monde entier. Je pleure les familles innocentes, les frères, les sœurs. Je pleure ces personnes qui ont peur de marcher dans la rue, peur d’être jugés par rapport à leur religion. Je pleure ces personnes décédées partout dans le monde à cause de ces personnes lâches.

Mais surtout je les pleure eux. Ces terroristes. Ces extrémistes. Je les pleure eux, parce qu’il n’y a plus d’espoir pour eux.

Temps de lecture : 

1 jour

Support utilisé : 

livre papier

7 commentaires sur “Little sister

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  1. Tu m’as convaincue de le lire. Et je n’ai rien à ajouter sur ces erreurs de la nature qui se prétendent musulmans, je ne saurais assez exprimer ma haine et mon mépris pour ces salauds. Ici, dans ta chronique, stop au politiquement correct, oui aux insultes. On les éradiquera ces ordures, on leur fera payer leurs horreurs, leurs immondices, on leur mettra le nez dedans, et leur principe de martyr, ils pourront se le mettre où je pense. Pas de vierges, pas d’honneur, pas d’hommage, juste l’Enfer. Si il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle je désirerais croire à l’Enfer, ce serait pour qu’ils y pourrissent. « Tu ne tueras point », c’est pourtant pas compliqué…

    Aimé par 1 personne

  2. Ta chronique vient de me mettre la larme à l’œil ! Des larmes de colère, de haine envers ses gens ignobles qui se permettent d’ôter des vies. Des larmes de tristesse pour toutes les victimes de leur barbaries… des larmes d’espoir aussi, qui me rappel que même si l’on peut avoir peur, on peut tous se soutenir pour leur faire face.
    Je ne sais pas si je serais capable de lire ce livre, justement à cause de l’actualité qui ternie mon moral trop souvent en ce moment… alors peut être que je le lierais plus tard.

    Belle chronique ceci-dit et coup de gueule qui fait du bien !
    Bisous miss ❤

    Aimé par 1 personne

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