2 – Les autodafeurs

Tome 1 : Mon frère est un gardien

Tome 2 : Ma sœur est une artiste de guerre 

Tome 3 : Nous sommes tous des propagateurs 

Auteur : Marine Carteron

Maison d’édition : Rouergue, collection DoAdo

Note : 9/10 

 

Résumé : 

Le père d’Auguste et de Césarine meurt dans un accident de voiture.

Enfin, ça, c’est ce qu’on essaye de leur faire croire. En réalité, il a été assassiné. Depuis ce tragique accident, la vie d’Auguste et de Césarine change du tout au tout. Accompagnés de leur mère, ils déménagent de Paris pour emménager à la campagne avec leurs grand-parents paternels. Sur place, Auguste apprend que son père, mais également les adultes de sa famille, sont membres de ce qu’ils appellent la Confrérie. Leur but ? Protéger la mémoire de l’humanité contenue dans les livres. Face à la Confrérie, une organisation ennemie essaie par tous les moyens de voler les écrits dans le but de les détruire pour en tirer profit. Auguste devra alors prendre la place de son père en tant que gardien pour que l’humanité ne tombe pas dans une anarchie totale.

Critique :

J’ai découvert les autodafeurs pendant mon stage de licence en bibliothèque en 2015. Marine Carteron avait déjà publié deux tomes. Le troisième, qui est aussi le dernier, devait sortir quelques jours seulement après. Une de mes collègues avait lu les deux premiers tomes et les avait adorés ! Elle m’en a parlé avec tant d’enthousiasme que j’ai décidé de les prendre pour mon voyage en train du week-end.

Je n’ai absolument pas été déçue une seule fois d’avoir choisi le tome 1 pour m’accompagner pendant les 4 heures de train jusqu’à Paris ! Je suis tout de suite entrée dans l’histoire, aussi naturellement que possible. Je me suis prise d’affection pour Auguste qui ressemble à l’adolescent français lambda : grognon, qui fait attention à son apparence mais pas trop quand même, qui fait des sarcasmes à longueur de journée et qui, surtout, est très en colère. Je n’ai pas du tout trouvé que le personnage d’Auguste était cliché. Marine Carteron a su dresser le portrait de quelques adolescents qui ne savent pas très bien quoi faire de leur vie avant de se trouver un but. L’auteur a également très bien traité le sujet du deuil. La vie d’Auguste doit continuer malgré la mort de son  père. Et cette vie  évolue tellement vite qu’il doit changer de maison, d’amis, de quotidien, etc.

La véritable surprise de ce roman est incontestablement la petite soeur d’Auguste : Césarine. Césarine est autiste, et elle prend tout, vraiment tout, au premier degré. Elle ne connaît pas l’humour, et c’est assez paradoxal puisque c’est grâce à elle que des touches d’humour sont introduites dans l’ouvrage. Imaginez un peu. Si vous lui sortez une expression comme : les bras m’en tombent, elle vous répondra que ce n’est pas possible puisque vos bras sont attachés par de la peau, des muscles, des tendons et des os au reste de votre corps, et que si vos bras tombaient vraiment, cela voudrait dire que vous devez avoir un sérieux problème et que vous devriez consulter un médecin. De plus, Césarine est la petite soeur qui traite toujours son grand frère d’idiot puisqu’il n’est pas logique et qu’il se laisse toujours envahir  par ses émotions. Il y a un contraste énorme entre Auguste, l’adolescent en colère, et Césarine, la petite fille incroyablement intelligente et methodique. Et pourtant, ce duo fonctionne à merveille.

Outre les personnages merveilleusement bien ficelés, l’intrigue en elle même est vraiment intéressante. Il y aurait une confrérie qui, pendant des siècles, aurait protégé les différents écrits pour protéger la mémoire et le savoir de l’Humanité. Je ne vous en dit pas plus sur l’intrigue car elle vaut vraiment la peine d’être decouverte par soi-même.

J’ai donc mis un 9/10 à la trilogie des autodafeurs. J’aurai pu mettre un 10 puisque j’ai vraiment adoré ces livres mais j’ai trouvé des longueurs dans le troisième pour, au final, arriver à un dénouement plutôt rapide. Néanmoins, je vous conseille vraiment cette trilogie.

Temps de lecture :

Mis les différents moments de lecture bout à bout, j’ai dû lire la trilogie en moins de trois jours. Ca se lit vraiment rapidement.

Support utilisé : 

Les deux premiers livres empruntés à la bibliothèque, le troisième acheté dans une librairie à la Vilette, à Paris.

 

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